Les courses camarguaises

rosemarydukelow [CC BY 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0)]

La course camarguaise est un sport dans lequel les participants tentent d’attraper des attributs primés fixés au frontal et aux cornes d’un bœuf appelé cocardier ou biòu (bœuf en provençal), mais auquel on confère parfois la dignité de taureau en l’appelant : taureau cocardier2. Ce jeu sportif, sans mise à mort, est pratiqué dans les départements français du Gard, de l’Hérault, une large partie des Bouches-du-Rhône, ainsi que dans quelques communes de Vaucluse. La compétition sportive est organisée en trois trophées avec le Trophée des As, le Trophée des Raseteurs et le Trophée de l’Avenir.

La course camarguaise se distingue de la course andalouse par de nombreux aspects : « du taureau intègre que l’on met à mort (Espagne), on passe au taureau castré, glorifié de son vivant, d’un idéal de domination de l’officiant à un idéal de domination de l’animal consacré (Camargue). Une contradiction aussi remarquable n’empêche pas pour autant un grand nombre d’amateurs de courses camarguaises de suivre les corridas qui sont présentées dans leurs région sans éprouver de malaise particulier au moment de la mise à mort. »

La course camarguaise est pratiquée dans une région qui s’étend bien au-delà du pays camarguais, des portes d’Avignon jusqu’à Montpellier, réunissant autour du delta du Rhône une partie du Languedoc, et de la Provence, selon une tradition qui remonte au Moyen Âge